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Le Château du Clos Lucé : Léonard visionnaire

Photographie du parc du Château du Clos Lucé © Picphotos.net
Photographie du parc du Château du Clos Lucé © Château du Clos-Lucé.

Cet article du site du Château du Clos Lucé, situé à Amboise dans la région Centre-Val de Loire, est consacré à l’aspect visionnaire de Léonard de Vinci et à ses nombreuses inventions dans le but de promouvoir le parc du domaine qui accueille des mises en scènes de machines du maître de la Renaissance. La page qui nous intéresse s’intitule « Léonard visionnaire » et reprend des aspects de la personnalité de de Vinci au travers de courts paragraphes, à savoir : la mécanique, les mathématiques, le génie civil et militaire, l’architecture et l’urbanisme.

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Vue en contre-plongée du château du Clos Lucé © CRT Centre Val de Loire.

Le site se présente dans des tons rouge sombre mais la partie de la page qui accueille le texte est blanche pour une meilleure lisibilité. Un bandeau présente le nom du site : « Château du Clos Lucé, Parc Leonardo da Vinci, Amboise », puis propose un menu interactif de sept onglets pour naviguer sur l’ensemble des pages. En dessous, un second bandeau montre le détail des yeux de la célèbre création picturale de l’artiste : la Joconde. Sur le côté droit de la page, l’espace professionnel permet de préciser une éventuelle recherche et deux liens nous dirigent vers la boutique et la billetterie du château. Le design du site est relativement sobre et commun, il a l’avantage d’être pratique et fonctionnel à défaut de présenter une originalité particulière. Il vise plutôt un public adulte, ce qui se voit par l’absence d’éléments ludiques, hormis peut-être un quizz qui se révèle cependant plutôt inapproprié aux enfants.

Ce site a été réalisé par l’agence de communication Opixido en 2010. Il est mis à jour très régulièrement et répertorie tous les évènements passés et à venir. Les types de contenus qui nous intéressent sont de natures très diverses, allant des éléments textuels à des images, des vidéos ou des animations 3D. Le site met également à disposition des internautes des travaux de recherches d’experts internationaux à propos de Léonard de Vinci, ainsi qu’une bibliographie centrée sur l’artiste et sa période. L’ensemble de ces éléments apporte de nombreuses informations sur Léonard de Vinci, ce qui fait souvent défaut sur ce genre de site et mérite ici d’être mis en avant.

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Vue de la reconstruction d’un pont dans le parc du Château du Clos Lucé © C.Mouton/ Châteaux de la Loire / Finest France

L’accueil du site en lui même présente les actualités du lieu sous un bandeau interactif consacré à Léonard de Vinci et à son lien avec le château qui fut sa dernière demeure. Les autres pages montrent un large choix d’informations à propos du lieu et d’une éventuelle visite, ce qui rappelle le but commercial de l’ensemble.

Ce site a donc une vocation clairement commerciale mais permet de nous faire une idée de la manière dont un organisme privé met en avant un artiste comme Léonard de Vinci autour du thème de ses inventions. Les informations contenues dans les pages sont particulièrement bien documentées et mettent de nombreux éléments à dispositions des internautes, même si le but final de l’ensemble est de promouvoir le château.

La nature et l’invention

Photo de l’exposition à la Cité des sciences et de l’industrie à Paris / Photographie en noir et blanc © tiré de Léonard de Vinci : la nature et l’invention (C. Giorgione, P. Boucheron), La Martinière/Universciences, Paris, 2012.

Cet article du site France Inter est consacré à l’émission Lire avec du 14 décembre 2012, portant sur le catalogue de l’exposition Léonard de Vinci, projets, dessins, machines présentée de 2012 à 2013 à la Cité des sciences et de l’industrie. L’ouvrage, paru le 4 octobre 2012 aux éditions La Martinière, a été réalisé par Patrick Boucheron, maitre de conférence à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il décrit les liens que Léonard de Vinci a tissé entre la nature, la science et la technique, en s’appuyant sur les codex de l’ingénieur et les reconstitutions de ses machines faites au XXème siècle.

Le site de France Inter est un site français qui fonctionne en parallèle avec sa station radio. Il est géré par plusieurs équipes et mis à jour environ toutes les dix minutes. Le design de la page d’accueil du site est simple et efficace, bien qu’emprunt d’une certaine rigidité qui le fait apparaître comme légèrement daté. De nombreux onglets interactifs permettent de se repérer et de naviguer facilement à travers le site. Les couleurs noire et rouge rappellent celles du logo de France Inter et constituent un fil conducteur au sein de chaque page.

L’article qui nous intéresse est relativement ancien et nécessite donc de remonter loin dans les archives du site pour y avoir accès. On peut noter que l’absence d’une barre de recherche par mots-clés fait cruellement défaut. La page présente tout d’abord le bandeau du site puis le visuel de l’émission avant de proposer un podcast de l’émission disponible jusqu’au 9 septembre 2015. Viennent ensuite une présentation de l’auteur du catalogue d’exposition, Patrick Boucheron, et un descriptif de l’ouvrage. A la fin de l’article, un lien vers la page officielle de l’exposition est présent mais celui-ci se révèle être mort. En effet, la page consacrée à l’exposition sur le site de la Cité des sciences et de l’industrie, et plus généralement l’ensemble des archives, sont actuellement en cours de création. De nombreux autres articles sur des thèmes différents sont proposés dans un bandeau latéral ainsi qu’à la fin de l’article, permettant de poursuivre la navigation si on le souhaite.

© Couverture montage photo, Léonard de Vinci : la nature et l’invention (C. Giorgione, P. Boucheron), La Martinière/Universciences , Paris, 2012.

Le public attendu de cet article est clairement adulte et cultivé, le même que celui visé par l’exposition. L’article n’étant pas aisément retrouvable sur Internet, il n’est sans doute consulté que par ceux qui s’intéressent au sujet et à l’émission.
L’émission en elle-même est une présentation du catalogue d’exposition qui retrace les multiples aspects de la personnalité de Léonard de Vinci : dessinateur, peintre, inventeur de machines de guerre et de divertissement ou encore anatomiste. L’ouvrage met en parallèle les liens entre les recherches de Léonard de Vinci et les historiens et chercheurs en botanique ou en bio-robotique. Patrick Boucheron présente son catalogue comme offrant une vision nouvelle des travaux de l’artiste par ses écrits, esquisses, reconstitutions et maquettes. Le livre présente également des applications scientifiques récentes qui essaient elles aussi de reproduire des phénomènes ou des états de la nature.

Ainsi, cet article a le mérite d’être une source intéressante et un bon compte-rendu de l’exposition et du catalogue qui en dérive, en dépit de la présence d’une page qui lui serait officiellement consacrée.

Exposition à la Royal Collection Trust

Esquisse du visage de Léda, pour Léda et le Cygne, exposée à la Royal Collection / Plume et encre sur papier par dessus craie noire, 1504-1506, 17.7×14.7cm © Royal Collection Trust, Londres, Royaume-Uni.

La Royal Collection Trust est un organisme de bienfaisance britannique créé en 1993 par la reine Elizabeth pour gérer la collection royale.

Il y a trois ans, il a présenté une exposition de taille relativement modeste consacrée à des dessins de Léonard de Vinci. Cette exposition a tournée dans cinq lieu au Royaume-Uni et comprenait : des modèles pour chars, une étude de la tête de Léda, un dessin de feuilles de chêne, une feuille recto-verso de croquis anatomiques, la conception d’un système de drainer les marais, une étude de costume d’un homme à cheval, des dessins de scènes apocalyptiques et une étude d’un vieil homme de profil, l’un des derniers dessins réalisés par l’artiste.

Cette source numérique est uniquement disponible en anglais, sans possibilité de choisir une autre langue. La page qui nous intéresse est présentée dans l’historique de la rubrique « exhibitions » du site et est parfaitement visible grâce à une bannière représentant un dessin célèbre de Léonard de Vinci, La tête de Léda.

Cinq catégories dans le menu adjacent détaillent l’exposition :

  • Un récapitulatif du parcours des dessins qui ont été présentés.

La navigation est facile et relativement agréable à travers les cinq onglets, et il est possible de se faire une idée assez précise de l’exposition. Les dessins numérisés sont de bonne qualité et un système de zoom permet d’observer les détails. Les références des œuvres sont également suffisamment précises pour nous permettre d’effectuer des recherches personnelles si besoin.
Cette ressource apparaît comme un bon récapitulatif à une exposition achevée. Elle permet de garder une trace de l’événement passé en apportant la majorité des détails nécessaires. On regrette peut-être seulement l’absence de compte-rendu de l’exposition.

La présentation d’un « uomo universale »

Comme aucune autre personne, Léonard était capable de comprendre les mondes opposés de l’art et de la science. Ses innombrables recherches et études lui permirent d’acquérir de nouvelles connaissances dans les domaines les plus divers: bateau équipé d’une roue à aubes, clinomètre et hygromètre et même machine volante.

La cosmologie élaborée par Léonard est celle d’une grande machinerie. Il ambitionnait de construire «des machines permettant de déplacer des mondes entiers» afin de faciliter la tâche technique.

Tout en restant uniformes et précis, les travaux devaient être réalisables plus vite et plus facilement. Il chercha de nouvelles possibilités de transformer le mouvement rotatif en un mouvement de va-et-vient, élément essentiel de toute machine.

Dans ce but, il expérimenta des engrenages, des palans, des manivelles et des roues dentées; il se servit de l’énergie éolienne et de la force musculaire, de l’entraînement par ressort et du volant. Il inventa notamment des machines hydrauliques et des mécanismes d’horlogerie, ainsi que des ponts tournants et la presse à imprimer.

Outre un grand nombre de constructions mécaniques, les inventions les plus connues de Léonard sont l’automobile et l’engrenage, que l’on peut considérer comme l’ancêtre de la boîte de vitesses de l’automobile moderne. Avec un grand enthousiasme, Léonard étudia le vol des oiseaux et l’anatomie de l’aile de l’oiseau, et, après diverses expériences, il abandonna l’idée de l’avion à ailes oscillantes pour des constructions à ailes rigides, un appareil volant doté d’une hélice – le précurseur de l’hélicoptère moderne.

De même, son projet de parachute est en relation étroite avec ses inventions de machines volantes. Conseiller de plusieurs souverains, chefs militaires et familles de la noblesse, Léonard œuvra en tant que constructeur, architecte et géologue. Bien qu’il ait détesté la guerre et l’ait qualifiée de «folie bestiale», il se recommanda même comme ingénieur militaire.

Ailes de machine volante, dessin à la sanguine sur velin, 1478-1519, Bibliothèque Ambrosienne, Milan, Italie.
Ailes de machine volante, dessin à la sanguine sur velin, 1478-1519 © Bibliothèque Ambrosienne, Milan, Italie.

Malheureusement, Léonard ne parviendra pas à faire voler l’homme de la Renaissance, mais il inaugure une vision…