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Léonard, maître du High-Tech

Le célèbre Autoportrait de Léonard De Vinci, réalisé à la sanguine (1512 et 1515).
Le célèbre Autoportrait de Léonard De Vinci, réalisé à la sanguine / Dessin à la sanguine sur papier, 1515-1519, 33,3×21,4cm © Bibliothèque Royale de Turin, Turin, Italie.

Cet article donne une vision assez large du génie de Léonard. En effet, le site est didactique et facile à trouver sur Google. Par ailleurs, l’article se présente comme pont entre invention et inventeur. On peut d’emblée voir les principales inventions de l’artiste en tête : pompe hydraulique, char d’assaut, scaphandre sous-marin, bateau à aubes pour ne citer qu’eux.

L’article compte six parties : la biographie de Léonard, l’héritage scientifique, quelques-unes de ses inventions, où voir Léonard?, des documents importants parvenus jusqu’à nous et enfin quelques œuvres parmi les plus connues.

Le site se présente comme étant assez simple mais avec des couleurs assez vives, ce qui laisse croire qu’il est majoritairement destiné à un public jeune. Il est mis à jour assez régulièrement et quasi quotidiennement et il est géré par plusieurs équipes. Le site est français et utilise un mélange de vocabulaire technique (lié aux nouvelles technologies) mais également assez intelligible.

Léonard de Vinci naît le 15 avril 1452 à Vinci, petite ville de Toscane proche de Florence, des amours illégitimes d’un notaire, ser Piero, et d’une paysanne. Après une éducation scolaire diversifiée, il commence sa vie d’adulte comme peintre dans un atelier florentin de grande renommée, celui de Verrochio. A 26 ans, Léonard quitte son maître et a déjà acquis une belle réputation d’artiste peintre. Adepte de l’art nouveau du clair-obscur, il perfectionne sa technique du sfumato (embrumé) qui adoucit les contrastes et améliore le réalisme des paysages ou des portraits. La partie qui nous intéresse le plus est celle sur les inventions du peintre.

Les inventions de Léonard, qu’elles soient véritablement nouvelles (comme les engins volants) ou inspirées de travaux antérieurs (comme nombre de ses machines hydrauliques), reposent néanmoins sur des concepts novateurs pour l’époque. Ces inventions sont pour la plupart restées sans lendemain, sauf dans le domaine de l’hydraulique, sans doute parce qu’elles étaient très en avance sur leur époque mais aussi parce qu’elles sont restées longtemps inconnues. De son vivant, Léonard de Vinci a explicitement émis un doute sur l’usage qu’en feraient ses contemporains.

Planche de dessins d'un système Hydraulique
Planche de dessin d’un système Hydraulique imaginé par Léonard / Dessins à l’encre sur velin, 1480-1482 © Codex Atlanticus, Bibliothèque Ambrosienne, Milan, Italie.

Ce que le l’article met bien en exergue est le fait que Léonard a grandement inspiré les générations futures : il suffit de voir que l’article est hébergé sur le site « Futura Sciences : High-Tech ». Cela laisse donc penser que les inventions de Léonard n’ont certes pas eu un écho retentissant de son temps, mais ont permis de s’inspirer de ses dessins pour les rendre réalité.

L’exemple parfait est le Château du Clos-Lucé (Indre-et Loire) Amboise, mentionné dans l’article. C’est ici où Léonard de Vinci vécut ses dernières années. Dans une grande halle se trouvent réunies plusieurs maquettes de différents engins imaginés par son génie.

L’article et le site nous guident donc à travers sa vie et met un accent particulier sur ses inventions, cela pour nous inciter à les voir et à les comprendre.

La présentation d’un « uomo universale »

Comme aucune autre personne, Léonard était capable de comprendre les mondes opposés de l’art et de la science. Ses innombrables recherches et études lui permirent d’acquérir de nouvelles connaissances dans les domaines les plus divers: bateau équipé d’une roue à aubes, clinomètre et hygromètre et même machine volante.

La cosmologie élaborée par Léonard est celle d’une grande machinerie. Il ambitionnait de construire «des machines permettant de déplacer des mondes entiers» afin de faciliter la tâche technique.

Tout en restant uniformes et précis, les travaux devaient être réalisables plus vite et plus facilement. Il chercha de nouvelles possibilités de transformer le mouvement rotatif en un mouvement de va-et-vient, élément essentiel de toute machine.

Dans ce but, il expérimenta des engrenages, des palans, des manivelles et des roues dentées; il se servit de l’énergie éolienne et de la force musculaire, de l’entraînement par ressort et du volant. Il inventa notamment des machines hydrauliques et des mécanismes d’horlogerie, ainsi que des ponts tournants et la presse à imprimer.

Outre un grand nombre de constructions mécaniques, les inventions les plus connues de Léonard sont l’automobile et l’engrenage, que l’on peut considérer comme l’ancêtre de la boîte de vitesses de l’automobile moderne. Avec un grand enthousiasme, Léonard étudia le vol des oiseaux et l’anatomie de l’aile de l’oiseau, et, après diverses expériences, il abandonna l’idée de l’avion à ailes oscillantes pour des constructions à ailes rigides, un appareil volant doté d’une hélice – le précurseur de l’hélicoptère moderne.

De même, son projet de parachute est en relation étroite avec ses inventions de machines volantes. Conseiller de plusieurs souverains, chefs militaires et familles de la noblesse, Léonard œuvra en tant que constructeur, architecte et géologue. Bien qu’il ait détesté la guerre et l’ait qualifiée de «folie bestiale», il se recommanda même comme ingénieur militaire.

Ailes de machine volante, dessin à la sanguine sur velin, 1478-1519, Bibliothèque Ambrosienne, Milan, Italie.
Ailes de machine volante, dessin à la sanguine sur velin, 1478-1519 © Bibliothèque Ambrosienne, Milan, Italie.

Malheureusement, Léonard ne parviendra pas à faire voler l’homme de la Renaissance, mais il inaugure une vision…