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Milan EXPO2015: Léonard, un homme universel

Logo de l'Exposition Universelle 2015 qui se tiendra à Milan
Logo de l’Exposition Universelle 2015 qui se tiendra à Milan © EXPO2015

L‘Exposition Universelle est une grande  exposition publique tenue régulièrement à travers le monde depuis le milieu du XXème siècle. En 1851, Londres inaugura le bal et devint la première ville a accueillir une Exposition Universelle avec comme thème « Industrie de toutes les nations », nous sommes en pleine Révolution Industrielle.

Du 1er mai au 31 octobre 2015, c’est la ville de Milan qui recevra cet honneur avec pour thème « Nourrir la planète, énergie pour la vie ». Mais alors, que vient faire Léonard de Vinci dans tout cela ?

EXPO2015 consacrera une exposition sur le génie Léonard de Vinci qui sera la plus grande jamais organisé en Italie. L’exposition se tiendra du 15 avril au 19 juillet 2015. La ville de Milan, autrefois lieu où Léonard séjourna chez les Sforza, va donc recevoir des pièces uniques prêtées par les plus grands musées, tels le Louvre ou la Pinacothèque du Vatican. L’exposition s’intitulera « De 1452 à 1519 », dates de naissance et de mort du penseur de la Renaissance.

Le site internet de l’EXPO2015 est soigné et va droit à l’essentiel: informer le public de l’évènement. Il ne contient pas de publicités sinon les sociétés qui ont aidées à financer le projet. Le site est simple d’accès et la navigation est intuitive, le site est proposé en Anglais et en Italien.

L’exposition comptera des dessins rarement montrés au public, tel cette Madonne à l’Enfant avec un chat.

Leonardo da Vinci, “Study of the Madonna and child with a cat”, about 1478-1480, Florence Department of Prints and Drawings of Uffizi -  Special Superintendency for the State Museums of Florence © 2014. DeAgostini Picture Library/Scala, Florence.
“Etude de la Madone et de l’enfant avec un chat”, Léonard de Vinci, encre sur papier, 1478-1480 © Florence Department of Prints and Drawings of Uffizi – Special Superintendency for the State Museums of Florence.

En effet, si l’exposition retracera le vie de Léonard, elle sera très complète: de sa naissance à Vinci, en passant par son escale à Rome et Milan et pour finir à la Cour de François 1er. Des sculptures seront aussi exposées, notamment de son maître, Andrea del Verrocchio.

Andrea del Verrocchio, “Lady with primroses”, about 1475, Florence, Bargello National Museum  Special Superintendency for the State Museums of Florence.
“Femme avec primevères”, Andrea del Verrocchio, 1475 © Bargello National Museum – Special Superintendency for the State Museums of Florence, Florence, Italie.

Mais bien entendu ce qui nous intéresse plus particulièrement sont les inventions de Léonard et l’exposition rassemblera des dessins de ses machines de guerre. En voici un exemple ci dessous.

Leonardo da Vinci, “Studies of scytched chariots”, about 1482-1485, Turino, Royal Library © 2014.  DeAgostini Picture Library/Scala, Florence.
“Etude de chariots avec des faux”, Léonard de Vinci, encre sur velin, 1482-1485 © Bibliothèque Royale, Turin, Italie.

Le mécanisme rotatif est un rouage que Léonard affectionne particulièrement, il s’employait toute sa vie de perfectionner le mouvement circulaire notamment dans les machines de guerre. On peut clairement le voir dans le dessins ci-dessus.

Léonard de Vinci marqua son temps et plus d’une époque, cet uomo universale aura sa place dans l’Exposition Universelle 2015 à Milan, signe de son héritage et de sa résonance.

Léonard de Vinci : inventeur et « homme de guerre »

Estampe représentant Léonard de Vinci © CHÂTEAU DE VERSAILLES / CHATEAU DE VERSAILLES / RMN-GRAND PALAIS
Anonyme, estampe au burin et à l’eau forte, représentant Léonard de Vinci (détail), 26,5 x 21,4 cm © Château de Versailles / CHATEAUX DE VERSAILLES ET TRIANON / RMN-GRAND PALAIS

Au fil de nos articles nous essayons de faire ressortir la personnalité ambiguë de Léonard. Réel génie de son temps, on ne doute plus de sa capacité d’innover et du fait qu’il aurait fait un génial ingénieur contemporain.

La ressource que nous allons présenter est tirée du site internet de France tv info culture box, dans la rubrique culture, ou plutôt culture box. Le site est hébergé en France et est un site français. L’article en question a été écrit par le journaliste Lucas Ottin et concerne l’exposition « Léonard de Vinci, projets, dessins, machines » à la Cité des Sciences qui se tenait du 23 octobre 2012 au 18 août 2013. Cette exposition était destinée à un public plutôt jeune, l’ensemble de celle-ci étant didactique en expliquant avec des schémas, dessins, la reconstitution de machines à partir de dessins du maître italien (voir notre article de France Inter sur le catalogue de cette exposition).

Revenons sur l’aspect du site France tv.info. La page d’accueil (mettre lien) contient certaines publicités, notamment pour l’Unicef ou pour un festival de musique du monde. La présentation est simple et claire, la navigation est agréable, les articles sont répertoriés par ancienneté.

C’est Léonard de Vinci qui invente en 1480 le « dessin industriel » (mettre lien vidéo). En bon homme de la Renaissance, l’insatiable et ambitieux Léonard de Vinci revisite le travail des Antiques pour donner vie à ses inventions. Parmi ses plus grandes « réussites » en matière d’armement, on trouve ce canon à vapeur repris d’Archimède et d’Héron d’Alexandrie.

Canon à vapeur imaginé et conçu par Léonard de Vinci © Capture d'écran Culturebox
Canon à vapeur imaginé imaginé et conçu par Léonard de Vinci © Capture d’écran, Culturebox, 2013.

L’exposition à la Cité des Sciences était un excellent moyen d’apercevoir des machines de guerres « en chair et en os » car une quarantaine d’entre elles avaient été reconstruites à partir de dessins de Léonard spécialement pour l’exposition.

Reconstitution de machines de guerre créées par Leonardo De Vinci pour l'exposition de la Cité des Sciences © France2/culturebox
Reconstitution de machines de guerre créées par Leonardo De Vinci pour l’exposition de la Cité des Sciences / Photographie © France2/culturebox, 2012.

Nous ne saurons jamais si le plus grand génie du XVème siècle avait un réel goût pour la violence ou si celle-ci lui servait seulement de faire-valoir pour montrer ses capacités. Toujours est-il qu’il réside en chaque être une part d’ombre.

Dans la tête d’un génie (Documentaire)

Tiré de la chaine ARTE, diffusé le 7 mars 2013.

Pendant 1h28, ce documentaire nous montre une supposée façon de penser de Léonard de Vinci, à travers interventions de grands historiens de l’art mais surtout à partir du Codex Atlanticus et de ses dessins, gardé à la Bibliothèque ambrosienne de Milan. Un comédien se prend pour le génie pour essayer de retranscrire et exprimer les pensées de ce dernier.

Le documentaire s’intéresse dans une première partie au rapport qu’a De Vinci avec la nature, notamment ses études et observations qu’il va utiliser pour perfectionner sa peinture, comme le sfumato, avec les jeux de couleurs sur les montagnes grâce aux rayons du soleil, mais aussi le mouvement de l’eau qu’il allie à celui des cheveux. Cependant, outre la peinture, il s’y intéresse également scientifiquement, dans le domaine de la biologie et de géologie, étudiant les origines de la nature par exemple.

On y apprend également qu’il n’avait pas reçu une éducation humaniste et qu’il ne souhaitait pas partager ses inventions avec le reste de la communauté scientifique ou artistique, pensant qu’un jour, elles feraient sa fortune et sa gloire. La deuxième partie traite d’ailleurs de ses machines, la partie nous intéressant donc le plus. Est mentionnée notamment l’inspiration des machines de Brunesllechi pour les premiers travaux de Léonard en architecture et son avancée remarquable pour l’époque, puisqu’il faudra attendre deux siècles à la révolution industrielles pour que les idées de De Vinci soient exploitées : chariot autopropulsé (première automobile), métier à tisser automatique, navette volante, brevetés par John Kay au XVIIIe entre autres. Dans ses dessins, il y présente les machines démembrées et en vue en perspective, en transparence, en coupe pour comprendre son montage.

Une troisième partie est réservée pour sa fascination pour l’air, le ciel et le vol, mêlant nature et ingénierie.
La cinquième partie nous intéresse de nouveau lorsqu’il quitte Florence pour Milan et se penche sur l’invention d’armes, et envoie une lettre au duc de Milan pour intégrer sa cour et vendre ses qualités de génie militaire. Cela concernerait des centaines de dessins dans son codex.
Après une partie sur la sculpture équestre pour Sforza, le documentaire se termine sur Léonard et les proportions et le lien très fort qu’il fait entre mathématiques, biologie et anatomie, et ses nombreuses études de dissection.

Nous avons donc affaire à un documentaire très riche, étudiant tous les aspects du génie du personnage. Bien que tous les sujets ne touchent pas ce que nous recherchons dans notre étude, il est important de voir que chez cet homme, toutes ses recherches et ses travaux y auront un rapport de près ou de loin.